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Randonnée en Queyras
25/11/2011
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Le mauvais temps est annoncé dans le sud avec de fortes précipitations. Tout ça est de bonne augure pour commencer la saison de ski de randonnée dans de bonnes conditions.
Renseignements pris auprès de David, un ami guide basé à Molines en Queyras, il est effectivement tombé pas mal de neige près de la frontière Italienne grâce aux étonnants retour d’est.
Ni une ni deux nous nous décidons de quitter notre Haute Tarentaise natale pour opérer une migration vers le sud.
Les Purist Light de madame et les Ubacs sont vite chargés dans la voiture, les arvas sont équipés de piles neuves, la pelle et la sonde ressorties du placard et nous voilà partis direction la Maison de Gaudissard à Molines, parfait camp de base pour notre petit week-end premières traces.
L’accueil Queyrassin est toujours aussi chaleureux et l’endroit toujours aussi beau.
La neige est au rendez-vous à partir de 2000m environs. Après quelques virages hésitants nous retrouvons rapidement nos réflexes pour dessiner nos premières lignes de la saison dans une neige douce et légère sous le regard amusé des chamois.
Les skis sont toujours aussi agréables à manier et c’est avec des images plein les yeux que nous regagnons notre vallée en attendant la neige avec impatience.
Road trip en Mongolie
08/09/2010
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L'idée avait germé cette hiver : amener un Renault Traffic 4x4 à des amis mongols qui créent une agence de trekking en Mongolie: horizons mongols.
Début juin nous partons donc pour ce grand voyage. Les 8000 kilomètres nous séparant des glaciers de l'Altaï sont parcourus en 15 jours malgré un accident en Allemagne et une panne en Russie. Après la traversée du sud de la Sibérie ; pays hostile car très plat et habité par de magnifiques moustiques, notre voyage prend une tournure très sympathique.
Les glaciers sont majestueux mais on ne savait pas exactement ce qu'on allait trouve… On avait quand même pris nos paires de Zag montés randonnée, des peaux de phoques et des kites, petits ustensiles qu'il ne faut jamais oublier quand on va découvrir de nouvelles montagnes!
Bilan: 15 jours fabuleux de ski et de snowkite, 3 ascensions à 4000 mètres et la découverte d'énormes glaciers coté Russe et coté mongol. Non seulement la neige était excellente pour le début du mois de juillet mais en plus grâce aux skis on mettait trois fois moins de temps que les alpinistes locaux. Nos Zag ont encore fait l'admiration commune, comme l'outil indispensable! Ensuite on a rencontré les mongols qui sont des gens formidables, ils vivent en totale harmonie avec leur environnement dans ce pays aussi dur que grandiose par son imprenable beauté.
Ce voyage a été une découverte sensationnelle, pour moi et mes amis et alimentera nos rêves pendant encore un bon moment. Merci à Zag et à Ozone de créer du matériel si performant avec lequel même loin de tout on se sent vraiment en sécurité et merci aux mongols pour leur hospitalité.
Haut Atlas Marocain
25/06/2010
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Chaque année durant l’hiver, je pars seul à l’aventure en ski de randonnée à la découverte des sommets du Haut Atlas de Marrakech, ceci depuis bientôt 10 ans que je vis ici.
L’an dernier je suis retourné skier pour la quatrième fois le couloir de l’Aksoual, une des plus belles lignes du Maroc, un couloir rectiligne de quelque 1150M qui se redresse au sommet par un couloir raide et étroit à 45°, certainement le plus fabuleux de l’Atlas, Loin de la cohue du Toubkal et visible en totalité depuis Tacheddirt.
Ce village est le plus haut de l’Atlas, j’ai tissé des liens avec les habitants du village grâce à cet itinéraire, ils m’ont dit qu’il ne fallait pas aller là-haut et que même les chèvres n’y montaient pas. La personne qui m’a raconté ceci est devenu un bon ami.
Hamadi est une figure de la région, bon skieur, il a représenté le Maroc lors des Jeux Olympiques de Calgary et de Sarajevo dans les années 80. Je couche chez lui au village entouré de ses proches. Ici la vie est très rude.
Le matin, je démarre à 7H00, lorsque je tiens la forme je fais l’ascension en moins de 3H00. Ce jour-ci un petit bonhomme me suit à quelque centaines de mètres. Je ne sais pas ce qu’il veut mais il me suit.
Cela fait bien une heure que je marche et je vois dans mes traces ce petit bonhomme. les skis sur l’épaule, les chaussures autour du cou, la neige est plutôt dure sur le bas du couloir et les crampons sont les bienvenus, je me retourne encore et je vois le petit en train de devisser sur une centaine de mètres. Je m’arrête et lui demande de ne pas me suivre et de redescendre. D’un hochement de tête, il semble me dire oui. Je repars et je marche encore une bonne heure. le couloir à cette altitude devient plutôt raide. Je décide de faire une pause derrière un bloc de roche afin de réparer un crampon que j’ai cassé par son milieu. Au bout d’un quart d’heure, je vois débarquer le petit bonhomme, il est exténué, il n’a rien à manger, rien à boire..Je lui dis de venir s’asseoir à côté de moi, histoire de se restaurer, je l’observe et fais un point sur son matériel, il a peut- être 11 ans, des chaussures en plastique type botte de pluie coupées au niveau de la malléole, sans chaussette, un pantalon trop grand qui tient à la taille par une corde de chanvre, un pull en laine troué et un blouson noué à la taille, pas de lunettes et pas de gants mais un large sourire.
Les chaussures de ski en cuir autour du cou, une paire de ski en bois cassés à l’arrière pour faire la bonne taille et des fixations à câble fixées aux skis par des clous courbés dépassent sur la semelle... Je cherche à bricoler mon crampon et je n’ai pas grand- chose, le petit soulève son pull et accroché à sa ceinture, il me sort une pince tenaille et une boule de fil de fer.
Il est là avec moi au milieu de nulle part comme une sorte de petit prince, je lui demande de rester là et de m’attendre je le récupèrerai au retour et nous finirons la descente ensemble.
Je reprends mon ascension, atteins le sommet et m’envoie un joli run dans 30 de fraîche sur les 2/3 du parcours. Ma femme est en face sur un promontoir et en profite pour me faire quelques images.
L’an dernier, mes enfants étaient venus aussi en bas du couloir, C’était Pâques et ils avaient passé le temps à rechercher les œufs en m’attendant. C’était aussi un bon moment.
J'arrive à son niveau, il m’attend ski aux pieds, nous skions la sortie du couloir ensemble, il skie et plutôt bien ! nous nous arrêtons et il remarque qu’il me manque mon écharpe je lui explique que je l’ai perdue au milieu du couloir.
Ensuite on est rentrés au village et sa mère (sœur d’Hamadi) n’avait pas l’air inquiète. Tout s’est terminé autour d’un verre de thé, comme d’habitude.
Mon ami Hamadi m’a raconté que le gamin est remonté le lendemain récupérer l’écharpe, mais cette fois je lui avais refourgué un sac à dos, un masque, des skis à sa taille et des chaussures de ski récupérées à la station de ski de l’Oukaîmenden. Ce n’était pas la dernière collection mais vu les yeux remplis de bonheur de l’enfant, j’étais certain que cela ferait l’affaire. Je l’ai revu cette année et il skie régulièrement sur les montagnes alentours, Pour l’Aksoual, il m’a demandé de l’emmener mais ça sera pour plus tard. je s qu’il y va déjà été avec son troupeau au printemps... à seize ans il sera sûrement guide de haute montagne et c’est moi qui suivrai ses traces. Pour ma part j’ai gardé la réparation au fil de fer sur mon crampon qui me rappelle à chaque fois que je les mets que la vie est pleine de rencontre.
ETNA
01/04/2010
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Court métrage sur l'ascension du volcan ETNA en Sicile. Réalisé par Pascal Boulgakow en kite telemark.
Norvège
13/01/2010
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La Norvège se décompose en 150 000 îles et ilots et s’étire sur près de 2000 km du cap nord à l’archipel de Mandal, véritable muraille entre l’Atlantique et le reste de la Scandinavie.
Les ¾ de la Norvège sont occupés par les montagnes dont une centaine de sommets dépasse 1500m d’altitude.
La Norvège est aujourd’hui très riche grâce au miracle de l’or noir provenant de la mer de Barents. Elle est le second exportateur mondial de pétrole derrière l’Arabie Saoudite.
La Norvège c’est aussi le berceau du ski, où ses habitants pratiquaient déjà une forme de ski dès 2500 ans avant J-C, des gravures rupestres et des fragments de skis découverts dans les marécages sur l’île de Rödöy l’attestent.
C’est à la langue Norvégienne que l’on doit le nom de ski qui signifie « bûche », référence aux deux planches taillées à la hache dans les troncs.
C’est encore à un Norvégien que l’on doit l’essor du ski contemporain : Sondre Norheim invente en 1868 une fixation en fines branches de sauls qui lui permet de fixer son pied directement sur le ski et un virage novateur : le Télémark.
Nous voilà donc partis au pays des aurores boréales, des trolls, des glaciers immenses et surtout des fjords profonds où nous allons naviguer durant une semaine à bord d’un bateau l’Isbjorn II.
Dès le lendemain, en avant pour des randonnées de 5 à 7 heures dans les Alpes de Lyngen qui culminent à 1853m.
Départ du bateau vers 8 heures en Zodiac pour accostage (un peu folklorique quand il y a des vagues !) sur la plage. Retour vers 15h, douche, goûter, repos puis dîner.
L’altitude n’étant jamais très élevée, les randonnées ne sont jamais épuisantes, les paysages d’une beauté à couper le souffle. Vous êtes seul au monde, poudreuse d’une belle qualité et le plaisir incroyable de déchausser vos skis sur la plage avec le bateau qui vous attend à quelques encablures.
La Norvège, un must pour les passionnés de randonnées à peaux de phoques mais attention avec de très bons copains car la promiscuité du bateau est réelle.
