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Tâter les hauts sommets au Pakistan

Par Laurent Boiveau le 02/01/2017

Le Pakistan n’est pas exactement la destination la plus en vogue actuellement... Mais il est très difficile de résister à l’appel du Baltoro et de ses sommets mythiques : K2, Broad Peak, Gasherbrum, Trongo, Mitre…
Ne dit-on pas que les montagnes pakistanaises sont les plus belles du monde ?

 


C'est parti ! Pour moi, ce sera un aller express de 23h00 depuis St Bon jusqu’à Skardu, capitale de la région.
Après 120 km de jeep sur des pistes hasardeuses et 60 km de marche d’approche, nous rejoignons enfin la neige au milieu du glacier du Baltoro. Les porteurs nous laissent seuls, avec un rendez-vous dans deux semaines, quelque part au milieu des dédales de glace et de roc. Nos pulkas sont chargées pour 13 jours d'autonomie, il ne reste plus qu’à les tracter !

 


Cinq glaciers sont au programme pour admirer ce cadre hors du commun. L’horizon n’existe plus, il a été remplacé par des sommets taillés à la serpe.

 

 

Le clou du spectacle reste tout de même le K2. On oublie vite les heures à tirer notre maison à des altitudes avoisinant les 5000m. Il ne faut surtout pas en perdre une miette. Regarder le K2 au coucher du soleil puis l’observer au lever.

 

 

Tout cela à un coût, il fait  -15°C dans la tente, il faut vraiment être très motivé pour s’extirper du sac de couchage. Mais le soleil de la journée compense largement la fraîcheur des nuits.
Nous installons notre camp au même endroit pour 3 nuits, nous sommes libérés de nos charges.

 

 

Il est alors possible de visiter le glacier crevassé de Savoie (si loin de chez lui…) et de remonter celui de Godwin Austen pour admirer une autre face du K2… et d’enchaîner quelques virages pour le plaisir simple de skier en liberté.

 


Pas de pentes raides cette année, il y a trop de neige. Les avalanches se déclenchent soudainement, avec des volumes inconcevables dans les Alpes. Peu importe, nous reviendrons l’année prochaine…

 


La chaleur gagne du terrain jour après jour. Les bédières se mettent en eau, il est temps de rentrer avant d’avoir à les traverser à la nage…

 

Laurent Boiveau
www.tekenessi.fr