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Ski trip en van dans la Cordillère des Andes

Par Aioliski le 06/01/2017

Cet article relate le trip de l'équipe Aioliski en Amérique du Sud du 10 au 31 Aout 2016. L’équipe était constituée de Céline, Clara, Valentin, Robin et moi-même. L’objectif était de skier dans la cordillère des Andes et de visiter le Chili et l’Argentine en road-trip avec un van.


10 août : Je suis déjà au Chili depuis 3 semaines quand les autres débarquent à l’aéroport de Santiago. Les skis des filles sont restés coincés à Londres, nous devons donc attendre demain pour partir et nous contentons d’une visite de la ville. Le soir nous allons manger chez Laurent, un ami de Robin, qui nous emmène ensuite en ville voir le concert d’un excellent rappeur Chilien. La soirée se poursuit tard puisque nous sommes coincés demain tant que les skis ne sont pas arrivés.


11 août : Le lendemain midi nous récupérons les skis et allons chercher le van chez Wicked Campers. Il est évidemment peu spacieux, mais il a un bon look ! Il possède une tente que l’on peut déplier sur le toit et qui permet d’héberger 2 ou 3 personnes pour la nuit, les 2 ou 3 autres dormant dans le van. Nous faisons les courses, chargeons les affaires et quittons Santiago pour arriver dans la nuit au-dessus de Baños de Morales, au fond du Cajon del Maipo, à 2500 m d’altitude. Nous mangeons et dormons au pied de l’immense volcan San José, avec au-dessus de nous un superbe ciel étoilé. Le trip commence pour de vrai !

 


12 août : A l’aube, nous redescendons en contrebas avec le van puis chaussons les skis, peaux de phoque aux pieds, en direction de notre objectif : le Cerro Arenas qui possède d’impressionnants couloirs en face sud que nous voulons skier. Après avoir légèrement galéré pour traverser une rivière à gué, nous arrivons en contrebas du couloir, à 3000m d’altitude. Nous mettons 2h pour bâtir un igloo qui doit nous abriter tous les 5 pour la nuit. La nuit sera un peu désagréable, non à cause du froid (il ne faisait pas froid dans l’igloo, la neige isole plutôt bien et nous étions abrités du vent) mais à cause du sol qui en bon imbécile décide de geler non pas de manière plane mais en formant des bosses et des creux durs comme la pierre, ce qui nous meurtrit le dos toute la nuit. Néanmoins l’igloo est une réussite et nous nous réveillons le lendemain pleins de motivation.

 


13 août
: Nous partons à l’aube et rejoignons la base des couloirs avant de nous engager dans celui de gauche . Néanmoins nous rebroussons chemin car une vieille coulée a gelé ce qui le rend très inconfortable à skier, et aussi parce que les nombreuses pierres au sol nous font redouter des chutes de pierre. Nous nous attaquons donc à celui du milieu. L’inclinaison devient supérieure à 40 degrés et nous le remontons avec piolets et crampons ; les filles fatiguées décident de redescendre et de nous attendre à la base. Parvenus à ce qui nous semble être les deux tiers du couloir nous décidons de descendre. Etre dans le couloir est réellement impressionnant, il est large de 20 m et de chaque côté d’immenses parois nous surplombent. La descente n’est pas mauvaise et à la sortie du couloir nous skions une excellente neige.

 

 

Nous rejoignons le van et repartons vers Santiago, mais faisons demi-tour au bout de 500 m car nous roulions avec le coffre ouvert ! Après avoir ramassé les quelques affaires tombées nous descendons le Cajon del Maipo, et juste avant de rejoindre Santiago nous cherchons un lieu où garer le van pour la nuit. Pas de chance, nous ne trouvons rien qui ne soit pas juste à côté de la route, passons une heure dans la nuit à chercher un lieu de bivouac mais finissons tout de même par trouver un lieu très satisfaisant.


14 août : Après une grasse matinée bien méritée nous repartons en van, contournons Santiago et roulons en direction de Portillo. Le contraste entre les collines arrondies, vertes, pleines de cactus et la cordillère des Andes faite de roches et de neige est superbe. Nous arrêtons le van peu après Rio
Blanco, à côté d’une rivière qui bien que glacée nous permettra de tous nous laver. Nous finissons la journée par un bon feu de camp que nous utilisons pour faire un barbecue.


15 août : Ce matin nous filons vers Portillo avec comme objectif de skier le super C, un couloir très célèbre. Néanmoins parvenus là-haut nous nous informons des conditions et comprenons que le couloir est gelé en ce moment, ce qui le rend à la fois difficile et exposé. Nous sommes obligés de faire une croix dessus, bien qu’il s’agisse d’un des gros objectifs du trip, et décidons de passer en Argentine pour aller à Las Leñas. Passer la douane nous prend du temps car la frontière n’est ouverte que de 8h à 18h et les gardes sont vigilants, ce qui crée des embouteillages. De l’autre côté les paysages sont complètement différents, proches de ce que l’on peut trouver dans l’ouest américain. Nous voyons d’anciens bains thermaux abandonnés, taillés dans une roche aux couleurs extraordinaires. Plus bas dans la vallée nous apercevons des condors dans le ciel, ils sont réellement immenses. Nous finissons par sortir de la vallée et nous engageons dans la pampa argentine. Ici la route est rectiligne sur des kilomètres. Nous arrivons de nuit à Las Leñas, sous une pluie battante et un vent terrible, la nuit dans la tente est assez difficile !


16 août : La déception est grande quand nous nous levons, les sommets sont balayés par un vent terrible, impossible d’aller randonner là-haut par un temps pareil. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de poursuivre notre road trip jusqu’à San Martin de los Andes, aux prémices de la Patagonie, où beaucoup de neige est annoncé. Nous reprenons la route, les paysages s’alternent, toujours changeants et complètement dépaysants. Nous croisons peu de hameaux et beaucoup de chevaux, rapaces et moutons.

 

 

Le soir nous garons le van au milieu du désert, entourés par quelques buissons reposant sur un sable rouge comme celui de Mars, où reposent par endroits quelques ossements d’animaux. La nuit nous offre une fois de plus un ciel superbe.


17 août : Nous poursuivons notre route, toujours dans des paysages incroyables, roulant parfois sur de belles routes rectilignes, parfois sur des pistes en terre. En traversant une ville nous assistons à une cérémonie : les argentins fêtent la mort du général José de San Martin, un acteur important de l’indépendance Argentine. Nous finissons par atteindre la Patagonie, région bien plus humide comme le prouvent l’herbe et les nombreux arbres que nous croisons. Nous arrivons à San Martin de los Andes sous de fortes chutes de neige. Nous allons dans un hôtel tenu par Sascha, un skieur Argentin qui fait partie du team ZAG. Il nous a obtenu des forfaits gratuits pour chacun de nous et pour trois jours, ce qui n’est pas négligeable considérant le prix du forfait (60 euros la journée) ! Il nous annonce aussi que nous ne pourrons pas skier avec lui car il part demain pour une compétition, mais demain nous skierons avec l’un de ses amis guide de haute montagne.


18 août : Ce matin nous montons à la station en compagnie du guide Maxi, et comprenons que la météo n’avait pas exagéré en annonçant 1 m de neige : ils y sont. Toutefois une fois là-haut nous apprenons que la station ne reçoit pas d’électricité à cause des chutes exceptionnelles, les remontées sont donc fermées et seuls Robin et Valentin ont leurs peaux de phoque dans le van. Ils partent en ski de rando avec Maxi et quelques autres locaux, et je pars en compagnie de Clara et Céline skis sur le dos en marchant sur les pistes qui sont tout de même damées.

 

 

Nous parvenons ainsi à profiter de la poudreuse en skiant entre les sapins et nous en mettons jusque par-dessus la tête. Nous rentrons le soir bien fatigués à l’auberge.


19 août : Nous remontons sans Maxi mais en compagnie d’un snowboarder rencontré à l’auberge. Il neige toujours un petit peu, mais les remontées sont ouvertes. Nous skions dans la forêt toute la journée, une vraie orgie de poudreuse. Une fois de plus nous rentrons crevés à l’auberge, mais que c’était bon !

 

 

 

20 août : Dernier jour de ski en station, et sous un superbe soleil ! Nous parvenons encore à trouver des pentes vierges sur les hauteurs de la station qui n’étaient pas ouvertes hier. Au milieu de la journée Robin tombe bêtement mais se met à hurler de douleur en tenant son genou. Nous craignons immédiatement une rupture des ligaments. Heureusement il est très bien pris en charge, d’abord par Clara qui a une formation de pisteur secouriste et qui connait donc les gestes de premier secours à effectuer, puis par un médecin qui passait là par hasard et qui après examen annonce qu’il s’agit probablement seulement d’une luxation. Les pisteurs finissent par arriver et l’emmener en barquette, et un examen par un médecin centre de secours confirme une légère luxation qui s’est immédiatement remise en place. Rassurés nous finissons de skier pendant que Robin boit des bières sur le front de neige, et rentrons à l’auberge. Nous y retrouvons notre ami snowboarder Sebastian qui nous prépare un superbe asado, un barbecue avec d’énormes pièces de boeufs argentins : un délice.

 

 

21 août : Ce matin nous débattons des plans pour la suite, et décidons de privilégier les volcans chiliens pour le reste du trip. Nous devons donc faire une croix sur le Cerro Catedral, un sommet au-dessus de Bariloche que nous voulions effectuer en ski de rando. Nous décidons tout de même de visiter Bariloche qui n’est pas très loin du col pour passer la frontière. Nous roulons le reste de la journée et nous garons de nuit sur les rives du lac, en face de la ville dont les lumières se reflètent sur l’eau. Encore un superbe endroit pour passer la nuit.


22 août : Après un petit déjeuner au panorama royal, nous filons en direction de Bariloche. A l’entrée de la ville, nous passons 4 contrôles successifs : un par la police nationale, un par la gendarmerie nationale, un par la police locale et un par la gendarmerie locale… Ca ne rigole pas ici. Nous effectuons une rapide visite de la ville, qui s’avère finalement peu intéressante et très touristique. Au moment de repartir, le van ne coopère pas… Nous avions laissé les lumières allumées (elles sont obligatoires même de jour en Argentine) et le van n’a plus de batterie. Le pousser ne mène à rien, mais heureusement un brave argentin finit par accepter que nous utilisions les câbles sur sa batterie. Nous repartons mais trop tard : la frontière ferme à 18h. Nous nous arrêtons donc dans les environs de Villa La Angostura, à côté d’une plage au bord du lac, où nous effectuons un superbe barbecue sous les étoiles.


23 août : Nous nous levons de bonne heure pour passer la frontière, mais dès le départ je sens en conduisant que le moteur ne transmet pas autant de puissance que d’habitude. Dans le col le voyant de surchauffe du moteur s’allume et nous nous arrêtons. Les filles sont prises en stop pour aller acheter du liquide de refroidissement, mais après avoir rerempli le réservoir le van refuse de redémarrer. Nous n’avons pas de réseau, je suis donc pris en stop avec Clara pour aller en ville appeler l’assistance de Wicked. Pendant ce temps les autres parviennent à démarrer péniblement le moteur et nous nous retrouvons tous sur le parking d’une station essence à l’entrée de la ville. Un type de la station-service examine rapidement le van et déclare que le démarreur est cassé. Il nous tracte alors jusqu’à un garage, à l’aide de son vieux pick up cabossé et d’une corde bien usée. Après inspection par le garagiste nous apprenons que le démarreur est bel et bien cassé mais surtout que le joint de culasse est défectueux. L’assistance de Wicked nous assure demain un rapatriement au Chili puis un changement de van. Nous partons en ville nous remonter le moral avec un bon repas, puis je pars avec Robin en direction de la plage pour effectuer une nuit à la belle étoile. Pas de photos ce jour là, le coeur n’y était pas !


24 août : Ce matin je me réveille par une petite baignade dans l’eau glacée du lac, puis le van est chargé sur une dépanneuse et nous montons dans un taxi qui nous emmène jusqu’à la frontière. Les douaniers inspectent le van de fond en comble, notamment pour chercher si nous ramenons des produits frais au Chili. Ils tombent sur trois tomates et un fromage, qu’ils détruisent devant nos yeux.
Nous sommes obligés de mettre tous nos sacs (Dieu sait qu’il y en a beaucoup) en ligne derrière le van, de laisser le chien les renifler, d’ouvrir la tente pour que les douaniers l’inspectent. A la suite de quoi ils nous déclarent : « Merci et bonne journée. », nous laissant le soin de tout ranger. Merci les gars ! Je vais ensuite aux toilettes avec Valentin, et c’est ce moment que choisit un garde pour venir nous questionner sur notre destination, les raisons de notre passage ici, et également combien nous payons pour la dépanneuse… (il faut savoir que le racket par les douaniers est courant ici). Mais nous répondons que l’assurance prend tout en charge ce qui nous arrange car nous n’avons pas d’argent argentin ou chilien (ce qui est faux en ce qui concerne l’argent). La stratégie fonctionne et le garde nous laisse tranquille. A la suite de ce vaudeville un autre taxi et une autre dépanneuse arrivent et nous emmènent jusqu’à un dépôt à Osorno. Nous y vidons le van, lui faisons nos adieux et chargeons nos affaires dans un pick up qui nous emmène près de Puerto Varas chez un membre de Wicked. Nous stockons nos affaires chez lui et il nous emmène à un hôtel bon marché à Puerto Varas. Nous finissons la journée en visitant Puerto Varas et Frutillar, une ville très typique… d’Allemagne ! En effet à la fin du XIX siècle le Chili a offert les terres du sud à qui en voudrait, pour relancer l’activité économique, et les allemands ont sauté sur l’occasion. On y trouve donc des rues Wolfgang Amadeus Mozart et des maisons de style Bavarois.


25 août : Nous récupérons notre nouveau van à midi, il a un style hippie assez séduisant. Néanmoins toutes ces péripéties nous ont fait perdre du temps et nous devons revoir nos plans à la baisse, nous ne pouvons nous contenter que d’un seul volcan du sud : le Puyehue. Nous prenons donc la route et nous arrêtons pour voir le site des Saltos de Petrohue, de magnifiques chutes d’eau. Puis nous filons nous garer au pied du volcan.


26 août : Nous allons nous garer au départ du sentier, payons les droits d’entrée (tout est privé au Chili, y compris les montagnes…) et effectuons la marche d’approche. Nous partons de 300 m pour aller au refuge non gardé (1300 m) situé sur les pentes du volcan, à la lisière de la forêt. Nous avons des sacs bien lourds et arrivons un peu cassés au refuge. Il est en bon état, assez grand (14 couchages mais nous sommes seuls) et possède un poêle ainsi qu’une bonne réserve de bûches. Il y a même une cabane pour les toilettes à côté. Nous n’avons donc pas payé pour rien, ça fait plaisir ! Nous y passons une bonne soirée mais une moins bonne nuit. En effet les lits sont constitués de planches de parquets espacées chacune de 10 cm ce qui meurtrit le dos de tout le monde… sauf moi qui ai pensé à prendre mon matelas.

 


27 août : Nous nous réveillons de nuit et partons à l’assaut du volcan. Nous avons droit à un lever de soleil magnifique qui annonce une météo impeccable pour la journée, et rencontrons de la neige fraîche alors que nous montons : combo gagnant.

 

 

Le vent a fortement soufflé au sommet et nous effectuons donc les 100 derniers mètres en crampons. Du sommet la vue est absolument grandiose. Outre l’immense cratère enneigé, nous apercevons à notre gauche des coulées de laves recouvertes de neige. Plus loin une zone noire au milieu de tout ce blanc indique la présence des geysers de Puyehue et au fond les grands lacs se perdent dans une mer de nuage. A notre droite la cordillère est hérissée de sommets de style alpin, et derrière nous se trouvent les volcans du Chili aux formes remarquables.

 

 

Nous piqueniquons puis redescendons et profitons d’une super neige. Robin avec son genou instable descend très calmement, il est heureux d’avoir pu faire l’ascension ! Nous effectuons enfin les 1000 m de dénivelé dans la forêt skis sur le dos et arrivons bien fatigués à la voiture. Nous prenons un énorme goûter / dîner puis prenons la route pour nous rapprocher le plus possible de Chillan, notre prochain objectif. Nous nous garons tard dans la nuit aux abords d’un champ.


28 août : Nous sommes réveillés vers 10 heures sous un soleil radieux par un paysan qui nous salue d’un grand sourire et nous demande si tout va bien. Nous prenons ensuite un bon petit déjeuner et profitons du soleil et des buissons pour faire sécher ou aérer nos affaires de la veille, et notre bivouac
prend des allures folkloriques. Nous filons ensuite à Nevados de Chillan. Les montagnes manquent cruellement de neige, mais la météo est radieuse aujourd’hui et demain. Nous rencontrons des français qui ont randonné aujourd’hui au-dessus de la station et qui nous confirment que les conditions sont vraiment printanières. Nous allons profiter des thermes, alimentés par une rivière naturellement chaude car provenant des volcans surplombant la station. Nous redescendons ensuite pour nous garer à côté d’une rivière et manger un bon barbecue (désormais la routine !). 


29 août : Ce matin nous partons (sans Robin qui ne veut pas forcer sur son genou) pour randonner jusqu’à un col au pied du volcan Chillan Viejo. Nous devons assez vite prendre les skis sur l’épaule pour marcher dans des pierriers dénués de neige, ce qui nous ralentit quelque peu et nous contraint à viser un col un peu moins haut. La vue y est néanmoins jolie, et nous redescendons par l’autre versant en skiant de la bonne neige de printemps. Nous retournons enfin jusqu’à notre bivouac de la nuit dernière et profitons une fois encore d’un super feu de camp.


30 août : Aujourd’hui l’objectif est seulement de se rapprocher de Santiago, car il faut rendre le van vidé et nettoyé le lendemain midi. Nous roulons donc jusqu’à Rancagua, visitons la ville qui possède quelques jolies ruelles, puis montons nous garer près de Coya, une petite ville minière. L’endroit est très pittoresque. Nous allons dans la ville pour dîner et tombons sur une maison avec inscrit Restaurant. Nous y entrons et j’explique à un serveur que nous désirons manger et que nous sommes cinq. Il me regarde avec des yeux ronds, part en cuisine puis revient avec un grand sourire et nous indique une table. Nous comprenons par la suite qu’il ne s’agit que d’un restaurant d’entreprise pour les travailleurs de la mine (la ville ne possède pas de restaurant, ce n’est pas un endroit touristique malgré son charme) ! Et effectivement les mineurs débarquent 20 min plus tard et paraissent très surpris de nous voir. Néanmoins ils se montrent tous très aimables et très curieux, ils sont flattés que des touristes passent ici ! Nous allons ensuite dans un bar (plus exactement le bar) de la ville et sympathisons avec un mineur qui nous emmène chez lui. Nous passons la soirée sur sa terrasse partiellement couverte et chauffée par des poêles, et dégustons notamment une aguardiente (eau de vie) de grenade qu’il a faite lui-même et qui s’avère délicieuse.


31 août : Nous repartons de Coya et allons à Santiago pour rendre le van. C’en est fini de cette aventure ! Je dois commencer les cours à l’université demain tandis que Céline, Clara, Robin et Valentin vont passer quelques jours à Valparaiso avant de rentrer. Ce trip aura été une vraie réussite, nous avons énormément voyagé, vu des paysages incroyables, skié de l’excellente neige, rencontré beaucoup de personnes très sympathiques, et partagé des moments inoubliables.